L'alcoolisme

Sommaire
  • A partir de quand peut-on...
  • Il y a différentes sortes...
  • Les complications de l'alcooli...
  • Effets immédiats sur le cervea...
  • Certaines ivresses peuvent...
  • Le sevrage à l'alcool peut...
  • Comment se passer de cette...
  • Nos conseils

 

7022 t220A partir de quand peut-on parler d'alcoolisme ?

A partir du moment où la consommation d’alcool entraîne :
> Une dépendance psychique et/ou psychique (c'est à dire que l'abstinenceentraîne un phénomène de sevrage),
> Un phénomène de tolérance (c'est à dire la nécessité d'augmenter les doses pour avoir les effets recherchés).
L'Organisation Mondiale de la Santé met aussi l'accent, dans sa définition de l'alcoolisme, sur les multiples répercussions de cette maladie. L'alcoolisme est responsable de nombreux problèmes de santé, mais aussi de détresse morale, ou sociale. En France, l'alcool est à l'origine de 45 000 morts : cirrhose, cancer, accidents de la route, suicides, hépatites alcooliques mais aussi homicides, accidents du travail...

Il y a différentes sortes d'alcoolisme

> les alcoolites : ils correspondent à 60 % des alcooliques en France. Il s'agit surtout d'hommes. La consommation d'alcool a lieu en société, sans culpabilité. On parle aussi d'"alcoolisme d’ entraînement".
> les névroses alcooliques ou alcooloses : elles concernent surtout les femmes et représentent 30 % des alcooliques. La consommation d’alcool a lieu dans le but de diminuer une angoisse ou un malaise, et se fait dans la culpabilité.
> les somalcooloses représentent 10 % de l'alcoolisme en France. Il s'agit d'une impulsion brutale de consommer une grande quantité d’alcool. Ce peut même être de l'alcool contenu dans de l'eau de cologne ou de l'alcool à désinfecter. La consommation se fait dans une grande culpabilité avec un dégoût profond de l’alcool.

Les complications de l'alcoolisme

Elles sont graves et multiples :
- digestives: gastrite, pancréatite.
- hépatiques : hépatite, cirrhose et cancer.
- métaboliques : baisse du glucose, augmentation des lipides, carence envitamines.
- sanguines : diminution des plaquettes, trouble de la coagulation.
- maladies cardiaques, comme une cardiomyopathie, par exemple.
- cancers : bouche, larynx, pharynx, œsophage, estomac, foie...
- pendant la grossesse: risque de prématurité, de fausse couche, de retard de croissance.

Effets immédiats sur le cerveau

Une consommation excessive d'alcool peut être à l'origine de complication cérébrales.
Quand la concentration d'alcool dans le sang (l'alcoolémie) est de 0,5g/l, on observe une baisse de la vigilance.
Si l' alcoolémie est supérieure à 0,8g/l : c'est le début de l’ivresse.
A 4g/l : le sujet est dans le coma.
A noter que l’alcoolémie diminue de 0,15 grammes/l en une heure.

Certaines ivresses peuvent être pathologiques

> Ivresse très agitée et violente.
> Ivresse avec trouble psychiatrique: manie, dépression, paranoïa, délire, hallucinations visuelles, suicide.
A long terme, peuvent apparaître un syndrome de Korsakoff (amnésie antérograde, fabulations et fausses reconnaissances), une encéphalopathie de Gayet Wernicke, une démence ou encore un délire interprétatif de jalousie ou de persécution .

Le sevrage à l'alcool peut être parfois très grave s'il n'est pas traité

C'est le "malheureusement connu" delirium tremens. C'est un délire avec des hallucinations, en particulier visuelles (animaux menaçants), accompagné detremblements, parfois d'une crise d'épilepsie, et de déshydratation. Il peut engendrer de graves séquelles neurologiques, voire le décès. Cet état qui survient généralement deux à quatre jours après l'arrêt du dernier verre chez une personne très alcoolo-dépendante, nécessite une hospitalisation d'urgence. Ce delirium tremens est heureusement moins fréquent aujourd'hui.

Comment se passer de cette dépendance à l'alcool ?

La cure physique de désintoxication aura lieu assez souvent à l'hôpital et nécessite au moins dix jours. Des médicaments seront prescrits pour éviter le sevrage (des anticonvulsivants et tranquillisants, des vitamines et une très importante hydratation). Mais avant dans arriver là, la prise en charge, commence par toute une période de préparation qui est très importante. La personne peut être déprimée, peut avoir perdu l'estime d'elle-même... autant d'éléments qui doivent être pris en compte par l''équipe soignante.
Des foyers de post-cure peuvent ensuite être proposés pendant plusieurs mois.
Dans tous les cas, un suivi spécialisé est plus que nécessaire pour limiter les rechutes. Des associations existent également faisant intervenir des groupes de parole (Alcooliques anonymes, par exemple).

Nos conseils

> Si vous constatez un problème de dépendance à l'alcool, n'hésitez pas à en parler à un médecin, ou contactez une association (Alcooliques anonymes).
> Des consultations spécialisées pour les problèmes d'addiction, et des services spécialisés référents sont en train d'être mis en place un peu partout en France.
> Sachez que les épisodes de rechute sont fréquents en période de sevrage. Ils ne constituent pas l'échec absolu ! Avec le thérapeute, vous analyserez les raisons de cette rechute pour trouver des parades, et ensemble vous pourrez prévoir un nouveau sevrage.

 Soiurce ; santé.fr