Le cholestérol

 

Sommaire
  • Un élément vital…
  • …mais dangereux en excès
  • Comment savoir si on a trop...
  • Du bon ou du mauvais ?
  • Le mode de vie en question
  • Faire baisser son taux
  • Les médicaments
  • Nos conseils

 

 

  • Coupable ! Désigné ennemi public numéro un de nos artères, le cholestérol a bien mauvaise presse. Et l’offensive anti-cholestérol est générale, des pouvoirs publics qui multiplient les messages d’information aux industriels de l'agro-alimentaires qui vendent des margarines etyaourts censés faire diminuer le taux de cholestérol...


3652 t220Le cholestérol est un élément nécessaire à la vie, mais sa présence en excès dans le sang peut entraîner des maladies cardio-vasculaires graves. Tout le monde devrait connaître son taux de cholestérol et consulter s’il est trop élevé.
En plus de cette fiche, lire notre dossier :
> Trop de cholestérol : quel régime ?.

Un élément vital…

Le cholestérol est une graisse, un lipide, nécessaire au bon fonctionnement de notre corps. C’est un des composants de nos cellules et il intervient aussi dans la synthèse de certaines hormones. C’est d’ailleurs notre organisme, principalement le foie, qui produit près des deux tiers de notre cholestérol. Le dernier tiers provient de l’alimentation.

…mais dangereux en excès

Quand il est présent en trop grande quantité dans le corps, le cholestérol est à l’origine de la formation de plaques d’athéromes (athérosclérose). Ces plaques de graisses s’accumulent sur la paroi des artères qui se bouchent petit à petit. Selon les artères atteintes, différentes maladies peuvent apparaître ; angor ouinfarctus du myocarde pour les coronaires, accident vasculaire cérébral pour les artères du cerveau, artérite oblitérante des membres inférieurs (AOMI) pour les artères des jambes….

Comment savoir si on a trop de cholestérol ?

Un seul moyen : la prise de sang (à faire après 12 heures de jeûne). En effet, généralement aucun symptôme ne permet de se rendre compte d’un excès de cholestérol (hypercholestérolémie). Sauf, par exemple : un xanthelasma qui se manifeste par des tâches jaunâtres légèrement surélevées sur les paupières, et qui peut provenir d'un excès de cholestérol.
Une valeur supérieure à 2 g/l est considérée comme limite chez les personnes de moins de trente ans. Ce chiffre est à modérer en fonction de l’âge et des facteurs de risques cardio-vasculaires. Le taux de triglycérides sera aussi pris en compte. En fait le plus important à considérer est le taux de LDL-cholestérol.

Du bon ou du mauvais ?

Quand on réalise un bilan de cholestérol, on recherche la quantité de "bon" et de "mauvais" cholestérol. C’est un petit abus de langage qui désigne desprotéines qui sont chargées de transporter le cholestérol dans le sang.
Le "bon" cholestérol, HDL (lipoprotéine de haute densité), empêche la formation d’athérome en évacuant le cholestérol vers le foie.
Le "mauvais" cholestérol, LDL (lipoprotéine de faible densité), favorise au contraire l’athérosclérose car le cholestérol transporté a tendance à se déposer sur les parois artérielles.
La prise en charge d'une hypercholetérolémie dépend en grande partie des facteurs de risque cardio-vasculaires associés à une éventuelle élévation du taux de LDL-cholestérol. Un homme de 60 ans, qui vient d'arrêter de fumer et qui souffre d'une hypertension artérielle, par exemple, présente plus de risques cardio-vasculaires qu'un homme de 30 ans qui n'a jamais fumé, sans autre problème de santé. En l'absence de tout facteur de risque, un traitement est inutile si le taux de LDL-cholestérol est inférieur à 2,20 g/l (5,7 mmole/l). En revanche, en cas d'antécédent de maladie cardio-vasculaire, si le LDL-cholestérol est supérieur à 1 g/litre (2,6 mmmole/l), un traitement est nécessaire.

Le mode de vie en question

20 à 30% de la population serait atteinte d’hypercholestérolémie. En cause notre mode de vie : obésité, sédentarité, alimentation riche en graisses animales, alcool sont à l’origine de l’excès de mauvais cholestérol. Il est donc important d’agir sur ces facteurs avant d’envisager un traitement médical.
Certaines personnes doivent en plus tenir compte d'une éventuelle maladie (du foie, par exemple) ou encore du terrain génétique. En effet, si dans votre famille "il y a du cholestérol", il y a de fortes chances pour que vous en ayez aussi.

Faire baisser son taux

Limiter les apports alimentaires de cholestérol peut permettre de retrouver un taux normal. Le cholestérol est présent en grande quantité dans les graisses animales et principalement dans les œufs (le jaune), le lait entier et les fromages gras, la charcuterie et les viandes rouges. Il faut donc limiter la consommation de ces aliments. A l’inverse, on recommande de manger dupoisson, des huiles végétales poly-insaturées (huile de colza, de tournesol), desfruits et légumes n’en qui possèdent des vertus protectrices.
La pratique régulière d’une activité physique permet de faire baisser le mauvais cholestérol et d'augmenter la proportion du bon.

Les médicaments

Ils sont parfois nécessaires en cas d’échec durégime. Il existe deux types de médicaments disponibles :
> Les statines qui agissent sur la production du cholestérol par le foie.
> Les fibrates qui permettent de diminuer le cholestérol circulant dans le sang.
> Les résines, inhibiteurs de l'absorption intestinale du cholestérol, acide nicotonique.
En pratique, les statines sont les médicaments très souvent prescrits.

Nos conseils

> Un médecin généraliste, un médecin nutritionniste, un cardiologue, une diététicienne sont les professionnels de santé qui prennent en charge les problèmes d'hypercholestérolémie.
> Même si vous prenez des médicaments contre le cholestérol, il faut continuer à appliquer les recommandations diététiques.
> Certains médicaments, en particulier les statines, nécessitent une prise de sang pour contrôler l'éventuel risque de ces médicaments (prise de sang à faire dans les 3 mois suivant l'instauration du traitement).

Sources : La prise en charge thérapeutique du patient dyslipidémique, Recommandations de bonne pratique, actualisation mars 2005. Afssaps.