Allergies alimentaires

 

 

Sommaire
  • Personnes les plus exposées
  • Les symptômes
  • Le diagnostic
  • Les traitements
  • Principaux allergènes
  • L'intolérance alimentaire

 

 

23542 t220Personnes les plus exposées

L’allergie alimentaire touche environ deux millions de personnes, en France. Elle survient souvent chez les jeunes enfants, et heureusement beaucoup des allergies alimentaires disparaissent au cours des cinq premières années.
Les causes d’allergie sont différentes, mais il apparaît néanmoins que les antécédents familiaux d’allergie constituent un des éléments les plus prédictifs. En effet, les enfants ayant un parent allergique auraient deux fois plus de risques de développer une allergie alimentaire que les enfants n’ayant pas de parent allergique.
L'allergie alimentaire est liée à un dysfonctionnement du système immunitaire. Une substance (l’allergène) a été une première fois en contact avec le système immunitaire. Quand celui-ci se trouve une deuxième fois au contact de l’allergène, il se produit une libération de substances biochimiques - dont l’histamine - une réaction anormale va se déclencher. La réaction allergique peut être plus ou moins sévère et « s’exprimer » de façon différente selon l’allergène proprement dit, ou les mécanismes immunitaires qui interviennent.

Les symptômes

Les symptômes des réactions allergiques d’origine alimentaire ne sont pas forcément d’ordre digestif. Ils sont variés et peuvent se manifester par :
> Des signes cutanés : Il apparaît un eczéma, la peau est rouge, parfois même suintante, et démange. Ces symptômes s’observent assez souvent chez les nourrissons.
L’urticaire chez l’adulte et l’enfant, peut être une autre manifestation de l’allergie. La peau est recouverte de boutons rouges sur une région plus ou moins étendue, formant parfois de véritables plaques qui peuvent être très impressionnantes, surtout s’il s’agit d’une urticaire généralisée ou géante, ou d’un œdème des muqueuses de la gorge. Attention, ces signes nécessitent de consulter en urgence ou d’appeler le 15.
> Des manifestations orales : Un picotement au fond de la gorge, un gonflement des lèvres et, éventuellement une gêne pour avaler.
> Des signes respiratoires et oculaires : Une difficulté à respirer, une rhinite ou une conjonctivite, peuvent être des manifestations de l’allergie alimentaire.
> Des signes gastro-intestinaux : Les symptômes digestifs de l’allergie alimentaire sont des nausées, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées
> Un choc anaphylactique : C’est grave, et nécessite un traitement médical immédiat. Les signes annonciateurs sont généralement une sensation de malaise, avec des démangeaisons et une gêne respiratoire. Parfois même il entraîne une perte de connaissance avec une chute de tension. Et dans les cas les plus extrêmes, un arrêt cardiaque.

Le diagnostic

La première étape est la consultation médicale durant laquelle le patient est interrogé sur ses symptômes, ses antécédents familiaux. Un examen clinique est également effectué (de la peau, des bronches, du nez…). Un spécialiste – un allergologue – est consulté quand il existe une forte suspicion d’allergie et que les symptômes sont gênants. Ce spécialiste, en plus d’un examen clinique, effectuera des explorations complémentaires.
Le test cutané (ou prick test) consiste à placer sur la peau l’allergène d’un aliment spécifique. On observe éventuellement au bout de quelques minutes une réaction de démangeaisons et de gonflement.
Il est également possible de pratiquer une prise de sang pour doser des anticorps, ou pratiquer le test RAST (RadioAllergoSorbent). Il s’agit d’une prise de sang qui sera ensuite mis en contact avec les allergènes. En cas d’allergie, le sang produit alors des anticorps qui sont détectables.
Il arrive encore que le médecin propose un « régime d’exclusion », durant lequel un ou plusieurs aliments suspects sont éliminés de l’alimentation pendant quelques semaines. Si les symptômes disparaissent durant cette période, l’aliment est alors réintroduit. Le test de provocation labial ou oral consiste à soumettre le patient au contact de l’aliment suspect. Ce test se fait sous surveillance et nécessite une hospitalisation. Cela permet de détecter l’aliment provoquant l’allergie.

Les traitements

> Traitement préventif
Il consiste à ne pas consommer l’aliment ou les aliments sources d’une réaction allergique. Pour cela, on peut être aidé par son médecin, un allergologue, ou une diététicienne. Il sera alors important de bien lire la composition des plats préparés.
Par ailleurs, le traitement par désensibilisation ne donne pas de résultats satisfaisants. Il est rarement proposé.
Le principal traitement contre les allergies alimentaires reste la prévention. Il est donc important de :
- Surveiller et décoder les listes d’ingrédients, et choisir des aliments les moins modifiés possibles.
- Informer l’entourage de la personne allergique.
- Indiquer dans son portefeuille à quel aliment on est fortement allergique.
- Utiliser des ustensiles de cuisine différents lors de la préparation des repas.
- Réchauffer séparément les plats pour la personne allergique.
> En cas d’urgence
Aucun traitement n’existe pour éliminer une allergie alimentaire. Mais les personnes susceptibles de déclencher une réaction violente, une réaction anaphylactique, doivent avoir toujours à proximité un auto-injecteur d’adrénaline, afin de pouvoir réagir rapidement si une réaction se déclenche.
C’est le médecin qui prescrira cet auto-injecteur.

 

Principaux allergènes

Les aliments les plus allergènes ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. Ils varient notamment en fonction du type d’alimentation. Mais les allergies alimentaires varient également en fonction de l’âge.
> Chez les bébés, les aliments les plus allergènes sont :
- Les protéines de lait de vache,
- Les œufs (mais elle disparaît dans la plupart des cas après la diversification alimentaire),
- Certains fruits, comme les fraises, le kiwi qu’il est déconseillé de donner avant l’âge d’un an et demi chez tous les enfants.
> Chez les adultes on rencontre souvent des allergies :
- Aux fruits et légumes secs (soja, haricots, noix),
- Aux crustacés (crabe, crevette, langouste, homard),
- Aux graines (tournesol, moutarde, pavot, sésame).
Les allergies aux additifs alimentaires sont rares.

L'intolérance alimentaire

L’allergie alimentaire est très différente de ce que l’on nomme une intolérance alimentaire. La plus classique est l’intolérance au lactose (sucre présent dans lelait). Dans ce cas il ne s’agit pas du tout d’un problème de dysfonctionnement du système immunitaire, mais d’une difficulté à digérer le lait en raison d’un déficit en enzyme. Cela se traduit par des crampes intestinales, desballonnements, des diarrhées… après l’ingestion de lait. Cette intolérance au lait est donc très distincte d’une allergie au lait.

 Sources : Ministère de la Santé, Afssa, Pnns.

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