Les échographies

 

Sommaire

  • Les échographies
  • L’amniocentèse
  • L’amnioscopie

 

Les échographies


4543 t220Lorsque la grossesse se passe normalement, trois échographies sont recommandées et prises en charge par la Sécurité sociale. Examen indolore et sans danger, il permet de veiller au bon déroulement de la grossesse et de détecter d’éventuelles anomalies.
En plus de cette fiche, voir notre dossier :
> Les échographies de la grossesse, en vidéo !
> La 1ère échographie a lieu entre la 12ème et la 13ème SA.
Outre la détermination du nombre d’embryons et de leur vitalité (par lesbattements cardiaques), de la mesure du col utérin et de la localisation duplacenta, cette échographie permet de dater précisément (à 2/3 jours près) la grossesse grâce à la mesure de la longueur de l’embryon ainsi que son diamètre bipariétal (au niveau des os pariétaux de la tête).
Cette échographie permet de pouvoir dépister des pathologies telles que des anomalies du cerveau, des membres, de la paroi abdominale, de la vessie ou des reins.
La mesure de l’épaisseur de la nuque permet de prédire un risque d’anomalie chromosomique (trisomie 21).
> La 2nde échographie est pratiquée autour de la 22ème SA, c’est une échographie morphologique.
Le spécialiste vérifie la croissance du fœtus grâce aux mesures du diamètre et du périmètre du crâne, de l'abdomen et des fémurs (os des cuisses). Il passe en revue les différents organes afin de détecter une éventuelle anomalie. Il observe son rythme cardiaque et son comportement (mouvement, déglutition…).
Il étudie également l'épaisseur du placenta, le volume du liquide amniotique et lecordon ombilical. L’état de la vascularisation utérine est apprécié par l’examen doppler. Cette échographie est très importante, et l'examen est assez long, environ 30 minutes, pas moins.
> La 3ème échographie se déroule vers la 32ème SA.
Elle permet de contrôler la position du fœtus, la quantité de liquide amniotique ainsi que la position et l'épaisseur du placenta.
Le spécialiste contrôle également la croissance de l'enfant en mesurant le diamètre de sa tête, de son abdomen et la longueur de ses fémurs, le bon fonctionnement des principaux organes, les mouvements de son corps et de son appareil respiratoire. L’examen doppler permettant d’apprécier la vascularisation utérine, est capital.

Les visites prénatales
Quel que soit l’état de santé de la femme enceinte, un suivi médical régulier est imposé. 8 consultations (7 obstétriques et 1 d’anesthésie) sont prévues. Pour avoir droit aux allocations et être prise en charge à 100% par la Sécurité sociale, il ne faut en manquer aucune.
> Le premier examen a lieu avant la 14ème SA (semaine d’aménorrhée). Le médecin établit le dossier médical qui suivra la mère durant 9 mois.
Il commence par interrogé la patiente. Il lui demande ses antécédents familiaux médicaux(hypertension artérielle, diabète, malformation, phlébite…), chirurgicaux, gynécologiques et obstétricaux (nombre de grossesses avec la date d’accouchement, poids des enfants, déroulement du travail…).
Il s’intéresse ensuite au début de la grossesse actuelle avec la date des dernières règles et il peut être amené à faire une échographie. Il aborde ensuite le mode de vie de la future maman en parlant du tabac, de l’alcool, des trajets quotidiens…
Après toutes ces questions, il est possible pour le médecin de prévoir une grossesse a priori normale ou une grossesse à risque (hypertension artérielle, diabète…).
Le médecin fait ensuite un examen de l’état de santé général de la futuremaman avec son poids et sa taille. Il prend la tension artérielle et fait un examen des seins de la thyroïde, de l’abdomen et des membres inférieurs. Il fait ensuite un examen gynécologique au spéculum ainsi qu’un frottis si le dernier est ancien. Le toucher vaginal permettra d’apprécier le volume utérin ainsi que l’état du col.
Le médecin peut calculer le terme, faire la déclaration de grossesse et déterminer la DPA (date prévue d’accouchement) en fonction de la date des dernières règles. Il faut que les cycles soit réguliers pour que le terme soit précis. Sinon le médecin date la grossesse par échographie.
Des examens complémentaires obligatoires (groupe sanguin, rhésus, recherche d’anticorps irréguliers, sérologies de la toxoplasmose de la syphilis et de la rubéole), et recommandés (analyse d’urine, numération formule sanguine,sérologie du VIH) sont prescrits.
> Les examens suivants ont lieu tous les mois jusqu’à l’accouchement soit au 4ème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème et 9ème mois. Chacun comporte des questions d'ordre médical (perte de liquide ou de sang, mouvement du bébé,contractions, signes urinaires ou digestifs, maux de tête, bourdonnements dans les oreilles, mouches devant les yeux, œdèmes important des pieds ou des mains…), et un examen médical (prise de la tension artérielle, pesée, mesure de la hauteur utérine, toucher vaginal pour examiner le col, rythme cardiaque du fœtus,...).
Des examens obligatoires et recommandés sont prescrits à chaque visite.
> L’analyse d’urine est obligatoire tous les mois à partir de 15 SA jusqu’à l’accouchement.
> La recherche d’anticorps irréguliers est systématique si la patiente est rhésus négatif ou si elle a été transfusée au premier trimestre eu 6ème, 8ème et 9ème mois.
> La sérologie de la toxoplasmose est obligatoire tout les mois si la patiente n’est pas immunisée.
> La sérologie de la rubéole est obligatoire au premier trimestre. Si la patiente n’est pas immunisée la sérologie se fait tout les mois jusqu’à 4 mois puis au 9ème mois si c’est négatif.
> Le dépistage de l’hépatite B est obligatoire au 6ème mois.
> Un prélèvement vaginal se fait entre 35 et 37 SA s’il n’y a pas de signes d’appel.
> Une numération formule sanguine est obligatoire au 6ème mois.
> La sérologie du VIH est recommandée en début de grossesse ainsi qu’un ECBU (analyse d'urine) au 6ème mois. Le dépistage sérique est proposé entre 15 et 18 SA.
> Le dépistage du diabète gestationnel (test O'Sullivan) est proposé entre 24 et 28 SA.
> La consultation d’anesthésie a lieu au cours des deux derniers mois. Que la mère ait décidé ou non d’accoucher sous péridurale, cette visite est obligatoire. Le médecin anesthésiste procède à un interrogatoire complet et à un examen médical, afin d’établir une fiche comportant toutes les informations nécessaires à une éventuelle anesthésie.

L’amniocentèse

Cet examen consiste à prélever du liquide amniotique, lequel contient des cellules du bébé.
L’amniocentèse se fait en général entre la 13ème et la 20ème SA. Le médecin, guidé par une sonde d’échographie, introduit une aiguille creuse dans la cavité amniotique, à travers le ventre maternel. 15 à 20 ml de liquide sont prélevés, puis examinés au laboratoire.
L’amniocentèse permet d’obtenir le caryotype fœtal ainsi que de rechercher d'éventuelles anomalies chromosomiques, des maladies héréditaires ou desinfections (toxoplasmose…).
L’amniocentèse pouvant provoquer une fausse couche spontanée dans environ 1% des cas, il existe des critères pour faire cet examen. Il est proposé aux femmes de plus de 38 ans, chez qui le risque de malformation chromosomique est plus élevé. S’il y a des signes d’appel échographique (malformation des organes, clarté nucale élevée…), ou si le dépistage par la prise de sang n'est pas tout à fait normal, une amniocentèse peut être proposée.

L’amnioscopie

Cet examen indolore est réalisé quelquefois en fin de grossesse, quand le col est un peu ouvert. Il permet de surveiller les grossesses à terme ou ayant dépassées la date prévue d’accouchement. Un petit système optique est placé sur le col afin de vérifier la couleur du liquide amniotique à travers la poche des eaux.
Cet examen n’est que très peu utilisé à l’heure actuelle.

Par Dr Nicolas Evrard, Bérengère André, sage-femme.