Grossesse et médicaments

 

Sommaire

  • Des principes de base
  • Comment traiter certains...
  • Traiter les maladies chronique...
  • Nos conseils

 

 

  • Lorsqu’on attend un enfant, le moindre médicament à prendre peut susciter des questions et engendrer des inquiétudes. 

 

23095 t220Des principes de base

Les médicaments pris durant une grossesse peuvent provoquer deux principaux types de risques pour le futur enfant : des malformations ou une intoxication. Durant la grossesse, le placenta ne joue pas forcément le rôle de barrière et peut laisser passer de nombreuses substances, comme des produits toxiques des cigarettes si la mère fume, l’alcool…ou certaines molécules contenues dans les médicaments. Mais attention toutefois de ne pas paniquer pour rien, les accidents graves durant la grossesse liés aux médicaments restent rares.

Comment traiter certains symptômes courants

Malheureusement, les changements métaboliques, hormonaux… risquent d’engendrer certains symptômes, certains troubles qui peuvent réellement gêner voire gâcher une partie de la grossesse des futures mamans. Ces problèmes peuvent être amoindris, voire stoppés (avec plus ou moins de succès) grâce à différentes solutions. On privilégiera d’abord les solutions non pharmaceutiques, avec en plus des médicaments si cela s’avère insuffisant.
Voici quelques cas pratiques :
- En cas de rhume, on recommande de bien se moucher régulièrement et de se nettoyer le nez avec du sérum physiologique. Si nécessaire, on peut prendre du paracétamol. Les médicaments contre le rhume contiennent souvent des vasoconstricteurs (diminuant le diamètre des vaisseaux sanguins), ils doivent être évités. L’aspirine ou l’ibuprofène sont déconseillés, interdits même durant les quatre derniers mois de la grossesse.
- En cas de nausées ou de vomissements, on conseille de commencer par des règles diététiques, comme de fractionner ses repas, d’éviter les odeurs fortes. Les produits à base de son ou de mucilages (fibres qui gonflent en s'hydratant) peuvent être pris.
- En cas de constipation, il faut privilégier une alimentation enrichie en fibres (céréales peu raffinées, fruits et légumes), boire suffisamment, et marcher. On peut aussi avoir recours à un laxatif lubrifiant (huile de paraffine) sur une courte période.

Traiter les maladies chroniques

Quand on souffre d’une maladie nécessitant de prendre un traitement prolongé… voire à vie, ce traitement devra être adapté. Les médecins (le gynécologue et le spécialiste qui suivent la patiente) prescriront des médicaments pour traiter correctement la maladie et ne pas nuire au bébé.
Lorsqu’une femme souffrant d’une maladie chronique prévoit d’être enceinte, elle a intérêt à en parler avant avec son médecin. Autre éventualité : si on découvre que l’on est enceinte tout en prenant ses médicaments habituels, il faut contacter rapidement son médecin et surtout ne pas modifier, ni arrêter son traitement de sa propre initiative.

Nos conseils

> Pensez toujours à bien lire la notice du médicament avant de le prendre.
> Méfiez-vous des médicaments achetés sans ordonnance. Ils ne sont pas forcément inoffensifs en cas de grossesse.
> Ne pensez pas qu’un médicament courant, comme l’aspirine, soit inoffensif. Les anti-inflammatoires ne sont pas conseillés lors de grossesse, et interdits les quatre derniers mois.
> N’hésitez pas à contacter votre médecin ou pharmacien en cas de doute.
> Evitez de prendre un médicament associant plusieurs produits actifs (différentes substances).
> A l’inverse, ne croyez pas que des médicaments aux effets puissants soient forcément bannis lors de la grossesse. Si nécessaire, le médecin pourra très bien vous prescrire de la cortisone ou un antibiotique durant cette période.
> Méfiez-vous des médicaments sous forme de gels, crèmes…, vous pourriez croire que ces médicaments sont "noffensifs". Ils peuvent contenir des molécules pouvant pénétrer dans la peau, et être à risque pour le bébé.

 Sources : le Centre de référence des agents tératogènes (CRAT). Unité médicament-grossesse du Centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance, de pharmaco-épidémiologie et d’informations sur le médicament.