La chute de cheveux

 

Sommaire
  • Le cycle de croissance des...
  • La chute de cheveux saisonnièr...
  • Une chute des cheveux anormale
  • Chez l'homme
  • Chez la femme

 

4695 t220Le cycle de croissance des cheveux

Perdre 50 à 100 cheveux par jour est tout à fait normal au vue du cycle de croissance des cheveux. Mais au-delà de ce chiffre, la chute des cheveux commence par se voir... un phénomène courant chez l'homme, plus rare chez la femme.
Ce cycle se divise en 3 phases ; croissance du cheveu pendant 5 ans au plus, période de transition de quelques semaines, puis phase de chute, qui dure 3 mois et concerne 14% des cheveux.
On connaît de plus en plus les causes de chutes de cheveux, même si, parfois, les solutions ne donnent pas toujours les résultats escomptés, ou sont assezcomplexes.

La chute de cheveux saisonnière

En automne, la chute de cheveux serait légèrement plus accentuée que le reste de l’année. Bien que cette chute soit naturelle, il peut être conseillé de faire une cure de compléments diététiques afin d’apporter aux cheveux les principes actifs (vitamines, fer, zinc) dont le bulbe pileux a besoin. Il s’agit soit du trio de vitamines B6-B5-PP, ou de compléments alimentaires (vitamines B, oligo-éléments, sels minéraux, acides aminés) vendus dans le commerce.
L’application de lotions capillaires serait également bénéfique ; si ces produits ne peuvent empêcher la chute des cheveux, ils en favoriseraient la repousse. Les effets apparaîtraient au bout de 3 mois d’application. A noter que certaines de ces solutions tendent à graisser la chevelure. Et que ces lotions présentent le désavantage d'être chères.

Une chute des cheveux anormale

Si cette chute de cheveux persiste (plus de 6 semaines), ou si on constate une perte de cheveux anormale depuis quelques mois, il convient d’en rechercher la cause. En fonction de certaines caractéristiques de la chute de cheveux (localisation, éventuels signes associés, âge, circonstance de la perte de cheveux...), un diagnostic peut être avancé.
On peut vérifier tout d’abord que l'on ne prend pas de médicament susceptible d’entraîner une perte de cheveux. Une carence alimentaire, (fer, protéine, zinc…), un stress important, un état de fatigue généralisé, un traumatisme émotionnel...
Des maladies peuvent être à l’origine d'une perte de cheveux. Des troubles thyroïdiens, une maladie lupique, une infection mycosique locale... peuvent entraîner une perte de cheveux. Dans tous les cas, il convient de consulter un médecin qui effectuera éventuellement des examens complémentaires.
Et bien sûr, certains traitements lourds comme une chimiothérapie peuvent provoquer assez vite une perte de cheveux. Dans la grande majorité des cas, il repoussent à l'arrêt du traitement, parfois plus drus, bouclés.

Chez l'homme

La plupart du temps, la perte des cheveux - qui peut débuter dès 20 ans - est due à une alopécie androgénétique. Il s'agit d'un "excès de sensibilité" individuel aux hormones masculines, les androgènes. D’autres facteurs, comme une carence alimentaire, un stress soudain ou permanent, la prise de certains médicaments, peuvent entraîner une chute anormale des cheveux.
Dans le cas d'une alopécie androgénétique, un traitement local (à base de minoxidil) peut être envisagé. Le minoxydil à 2% est vendu en pharmacie sans ordonnance. Pour le minoxydil 5%, une prescription est obligatoire. Ces traitements ne sont pas remboursés. Il existe aussi un traitement oral, un comprimé par jour de finastéride 1 mg. Ce médicament ne peut se procurer que sur ordonnance, il n'est pas remboursé, lui non plus.
Même si ces médicaments ont prouvé leur efficacité sur la chute des cheveux, et même parfois la repousse (si le bulbe n'est pas détruit), l'effet de ces traitements n’est pas garanti à 100%, chaque personne réagissant différemment.
Si aucun traitement n’a réussi, reste la solution des implants ou plutôt des micro-implants, coûteuse mais efficace. Cette technique consiste à prélever de petits morceaux de peau pourvus de cheveux, que l’on réimplante sur les parties chauves.

 

Chez la femme

Les causes de la perte de cheveux peuvent être diverses, mais il arrive aussi que l'origine soit comme chez les hommes, liée à un trouble androgénétique. A partir de la ménopause, les follicules pilleux deviennent plus sensibles aux androgènes (hormones sexuelles mâles que les femmes sécrètent aussi en petite quantité).
Les œstrogènes (hormones sexuelles femelles) présents en grande quantité chez la femme, jouent un rôle important en contrant les effets des androgènes. Or, à la ménopause, la concentration d'œstrogènes diminue. Les femmes prédisposées à la perte de cheveux risquent d'avoir alors des cheveux plus clairsemés.
A noter aussi qu'après un accouchement, une perte de cheveux est tout à fait normale ; elle est due à la chute brutale des hormones de grossesse.
Une perte de cheveux anormale chez une femme nécessite donc de consulter. Après un examen clinique général, et bien sûr des cheveux, des examens complémentaires peuvent être effectués, en particulier pour connaître l'origine exacte d'un éventuel désordre hormonal. Si l'origine est un trouble androgénétique, un traitement local par minoxydil peut être conseillé. Attention, la femme ne peut pas prendre de finastéride. D'autres fois, un traitement hormonal de substitution peut permettre de pallier à la chute des cheveux.

Source : Atlas de démographie médicale en France. Situation au 1er janvier 2009. Conseil National de l'Ordre des Médecin

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